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© John Foley, Agence Opale
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Biographie
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Christine
Arnothy, écrivain français, est née dans
les bouleversements de l'Europe Centrale en 1934. Son premier
regard d'adolescent s'est posé sur
les ruines de Budapest. Elle
et a été élevée dans la langue française grâce
à sa mère. Les
différentes
autobiographies partielles qu’elle
a écrites
peuvent donner de plus amples renseignements sur cet écrivain connu dans
le monde entier. L'atmosphère francophile de la famille l'attache dès
son adolescence à la France. Le choix définitif de
la langue écrite, adoptée dans un sens symbolique
comme " maternelle ", est décrit puis analysé
pour la première fois dans Embrasser
la vie.
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Pendant
le siège de Budapest (occupé par les Allemands et
encerclé par l'armée soviétique), réfugiée
avec ses parents dans la cave de l'immeuble où ils habitent,
elle tient un journal quotidien de cette guerre pour une ville,
dont certains quartiers, au bout de deux mois et demi, ne sont plus
que des ruines. Après son départ clandestin de Hongrie
en compagnie de ses parents, Christine Arnothy se réfugie
en Belgique. En 1954, elle gagne avec son journal de guerre le Grand
Prix Vérité d'un quotidien français, Le
Parisien libéré, et entre ainsi dans les lettres
françaises. Le récit est publié à Paris
en 1955 sous le titre J'ai
quinze ans et je ne veux pas mourir et, en quelques mois,
connaît un succès retentissant dans le monde entier.
Un second texte autobiographique - Christine Arnothy l'appelle la
"petite" suite -, intitulé Il
n'est pas si facile de vivre (Fayard), paraîtra en
1957. Les deux récits font le tour du monde. J'ai quinze
ans et je ne veux pas mourir et Il n'est pas si facile de
vivre sont réunis en une édition reliée
en 1964 (Fayard) et publiés
en 1969 dans Le Livre
de Poche (rien qu'en langue française, plus de trois millions
d'exemplaires à ce jour). Ce journal est devenu lecture classique
souvent conseillée aux lycées et est régulièrement
réimprimé.
Près de vingt-six pays ont acheté les droits et publié
J'ai quinze ans et je ne veux
pas mourir.
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Tout
en poursuivant une carrière internationale, elle a épousé
en 1964 le directeur général du quotidien Le Parisien
libéré, Claude Bellanger. Depuis le décès
de son mari (en mai 1978), Christine Arnothy partage son temps entre
Paris et Genève.
Le fils de Christine
Arnothy et de Claude Bellanger, François Bellanger, suivant
les traditions de ses ancêtres lillois - tous des magistrats
- est avocat, spécialiste des droits européens et
professeur en droit administratif à l'Université de
Genève.
La
collection de presse de Claude Bellanger, environ 80 000 documents
(d'un premier exemplaire de Renaudot jusqu'aux très rares
exemplaires de la presse clandestine), faute d'avoir pu être
installée à la Bibliothèque Nationale de France,
a été transportée en Suisse, à Martigny. Elle est devenue
la Fondation Claude Bellanger. François
Bellanger gère cette collection, périodiquement enrichie
de nouvelles acquisitions. Le 15 septembre 1989, le Président
de la République française, François Mitterrand,
a rendu une visite privée à Christine Arnothy à
Martigny. Il a inauguré par la même occasion la première
exposition de la Fondation Bellanger. Il a alors fait l'éloge
de Claude Bellanger, grand journaliste, résistant de la première
heure, vice-président de l'Agence France-Presse et président
de la Fédération Internationale des Editeurs de journaux. En octobre 2006, la Fondation Claude Bellanger a rejoint le Centre d’archives européennes à Coppet.
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Activités journalistiques :
De 1966 à 2004, Christine Arnothy est journaliste littéraire au Parisien. De 1982 à 1994, pour le journal La Suisse, Christine Arnothy écrit
des billets hebdomadaires, entreprend un "Dialogue avec"
dans le numéro du week-end (rapports, interviews, portraits,
etc.). La série "Les princes des médias"
paraît en même temps dans Le Parisien, ainsi
que des interviews politiques. Plusieurs entretiens avec le président
François Mitterrand sont publiés aussi bien dans Le
Parisien que dans La Suisse. |
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Chroniques occasionnelles :
Dans L'Aurore, Paris-Presse, L'Echo de la mode,
Le Courrier de l'Ouest, Preuves-Informations, Combat,
Pariscope ; de septembre 1972 à mai 1973, une fois par
mois dans la rubrique " Face à notre temps" du
Journal du Dimanche (en alternance avec L. Leprince-Ringuet,
Alain Decaux et Robert Sabatier) ; de juin 1973 à
août 1974 dans Lectures pour tous; etc.
Christine
Arnothy est aussi l'auteur de nouvelles publiées notamment
dans : Elle, Marie-Claire, Les uvres libres,
La Revue des deux mondes, Lectures pour tous, Les
Nouvelles littéraires, A la page, Revue de
poche, Mademoiselle Age Tendre, Cosmopolitain,
etc. Elle a rédigé la préface de Rebecca,
de Daphné du Maurier, pour " Le meilleur livre de la
femme " au " Club des Amis du Livre ", en 1962. Christine
Arnothy a également écrit des textes pour des catalogues
d'art (Peintres témoins de leur temps, dans les catalogues
annuels de 1970, 1972, 1973, 1974 ; Beautés de l'Europe
; Ma ville à moi, 1971.)
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Portraits de l'écrivain : |
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"
Les conditions de l'écriture ", par Ch. Arnothy,
La Table Ronde, mars 1956. |
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"
L'écriture et la vie ", par Ch. Arnothy, dans Arena,
janvier 1962. |
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"
Le roman par les romanciers ", réponse à
l'enquête de la revue Europe, octobre 1968. |
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"
Entretiens avec Christine Arnothy ", dans Men, octobre
1968. |
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36
écrivains
et leurs 4 vérités,
par André Halimi, Hachette, 1969. |
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"
Tant de promesses tenues ", dans le catalogue des Peintres
témoins de leur temps |
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sur
le thème du Rêve, 1970. |
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"
Comment écrivent les femmes ", par Agnès
Lamoureux, dans La Revue des deux mondes 15, |
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avril 1963. |
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Les
dames du temps présent, par Léon Zitrone,
Solar, 1967. |
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Anthologies : |
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Pariser
Cocktail, avec préface d'André Maurois, Wien-Hamburg,
1963. |
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Une
anthologie vivante de la littérature d'aujourd'hui,
par Pierre de Boisdeffre. Texte inédit |
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et
notice sur Christine Arnothy, Librairie académique Perrin,
1965. |
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Contribution
à une dramaturgie de la télévision,
Direction de la télévision, |
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Service des émissions dramatiques, O.R.T.F. (1969). |
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Conférences : |
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"
Pourquoi la France ? " aux Grandes Conférences du
Figaro, |
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salle
Gaveau à Paris, le 28 février 1975. |
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"
Les coulisses de la création ", Alliance française
de Berne, le 17 décembre 1984. |
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" L'adolescence de l'Histoire ", Bâle, 29 avril
1985. |
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"
Les coulisses de la création ", Hôtel Majestic,
Montreux, le 19 avril 1989. |
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"
L'Histoire à bout de souffle
", Section suisse
de la LICRA, |
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Maison
du Grütli, Genève, le 22 septembre 1992. |
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"
Les secrets de la création littéraire ",
Alliance française de Berne. |
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"
Le roman d'un roman ", Cercle français de Genève,
le 17 février 2000. |
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"
Les villes-vedettes de mes romans : Sydney, San Francisco,
Nairobi et Vienne ", Alliance |
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française de Fribourg, le 27 mars 2003. |
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Décorations : |
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Commandeur
de la Légion d'honneur |
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Commandeur
des Arts et des Lettres |
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Officier
de l'ordre national du Mérite |
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Croix
d'or du Mérite décernée à Christine
Arnothy pour son uvre par le président de la République |
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hongroise,
M. Göncz, le 5 septembre 1991 (la plus haute distinction
hongroise décernée à une |
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personne
étrangère. Le Cardinal prisonnier était
lecture interdite en Hongrie jusqu'en 1988, date à |
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laquelle le roman traduit en hongrois a eu un succès
retentissant). |
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Les événements importants et les
moments les plus surprenants depuis
son départ de Hongrie jusqu'à la renommée internationale
sont racontés par Christine
Arnothy dans Embrasser la
vie (Fayard).
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©
Christine
Arnothy
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