"Qu'est-ce qui gouverne le monde : le pouvoir, l'argent, le sexe ?"
Christine Arnothy répond aussi:
Dans le cadre de ce sujet qui vous prendra à la gorge, ces personnages derrière leur masque d'hypocrisie, pourraient être apparemment anodins mais pourris à l'intérieur. D'ailleurs, c'est quoi d'être "pourri" à l'intérieur. C'est quand seulement après un certain temps de fréquentation, on découvre que telle femme ou tel homme derrière leur sourire sont des ennemis. Le roman, comme c'est souvent l'attitude intellectuelle de Christine Arnothy, est le reflet de notre époque qui ressemble de plus en plus au Titanic. Il faut se tenir en déployant toute sa force pour ne pas être englouti par les profondeurs ténébreuses de la méchanceté et de la cruauté des autres.
Ce roman " LA VIE, D'UNE MANIERE OU D'UNE AUTRE " dans le cadre d'une histoire passionnante, reflète l'époque actuelle où la "langue de bois", les mensonges multiformes règnent. Quand vous ouvrirez ce roman, vous ne le lâcherez plus, c'est-à-dire il ne vous lâchera pas.
Dialogue avec Christine Arnothy:
-Vous avez souffert en écrivant ce livre ?
- Non. Le texte ou moi, on aurait dû en mourir. J'ai vaincu les obstacles. Le livre est là.
-Vous vous attibuez un rôle héroïque, celui qui lutte pour un texte ?
-J'ai lutté en effet, j'ai failli en rester entre les stylos, les crayons, les gommes.
-Pas d'ordinateur ?
-Non. Les question techniques, je leur échappe. La machine qui est en train de ronger la langue française, je l'évite. Je relis juste la première frappe. Je cherche à placer les accents circonflexes que j'aime passionnément, c'est tout. Depuis l'age de 5 ans, j'ai vécu grâce à ma mère dans la langue française. Les périodes de la Sorbonne servaient mes virgules et mon amour propre.
-Auriez-vous raconté cette histoire d'un chapitre à l'autre à votre mari Claude Bellanger ?
-Sans doute. Il m'écoutait lors de nos dîners tardifs et me demandait: "Ce passage tu l'as déjà écrit ?" "Non, c'est mon demain matin". Je commençais comme maintenant à travailler à 5 heures, à l'aube.
-Vous lui dédiez ce livre ainsi qu'à votre fils : "Au grand journaliste Claude BELLANGER, mon mari pour l'éternité, et à notre fils François BELLANGER". C'était un grand amour?
-L'amour absolu. |